Festival des Antipodes : le cinéma australien et néo-zélandais à l'honneur à Saint-Tropez

Le Festival des Antipodes est de retour à Saint-Tropez du 15 au 18 octobre 2026. Une 28e édition qui se déroulera sur quatre jours, pour faire découvrir au public le cinéma australien et néo-zélandais à travers une programmation éclectique entre fictions, documentaires et courts métrages. Une année sous le regard d'Odile Vuillemin, choisie comme marraine.
Le Festival des Antipodes est de retour pour une 28e édition avec une ambition : faire découvrir au public français des cinématographies encore peu connues, venues d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Un rendez-vous qui s'est progressivement imposé comme un incontournable pour ouvrir de nouveaux regards sur des œuvres singulières, entre longs métrages, courts métrages, documentaires et rencontres, afin de faire voyager les spectateurs à des milliers de kilomètres sans quitter la presqu'île tropézienne.
Porté par l'association Cinéma des Antipodes, présidée par Bernard Bories, l'événement a pour vocation de donner de la visibilité à des œuvres internationales et de favoriser les échanges entre les artistes et le public. Une démarche qui permet de s'ouvrir au monde, mais aussi d'observer des enjeux qui nous concernent tous, qu'ils soient sociaux, historiques ou culturels.
Une programmation éclectique entre fictions, documentaires et courts métrages
Cette nouvelle édition propose un large panel de productions australiennes et néo-zélandaises, en commençant par Wolfram de Warwick Thornton, qui aura l'honneur de donner le coup d'envoi du festival en tant que film d'ouverture. Quant à Spit, de Jonathan Teplitzky, il a été choisi comme film de clôture. Un film à l'humour burlesque qui aborde les conditions migratoires en suivant un escroc de retour en Australie.
Vous pourrez également vous plonger au cœur de l'Australie-Occidentale du XIXe siècle grâce à Emily Lowe et à son premier long métrage, The Canary. Dans un registre totalement différent, vous pourrez explorer les tensions familiales et les difficultés liées au logement dans la comédie Birthright de Zoe Pepper. Côté néo-zélandais, Piece of My Heart, de Fiona Samuel, revient sur le destin de jeunes mères célibataires dans les années 1960, confrontées à la stigmatisation sociale et à l'adoption de leurs enfants.
Au-delà des films, les documentaires seront également à l'honneur avec une importante sélection. The Dark Emu Story d'Allan Clarke revient sur la controverse suscitée par le livre de Bruce Pascoe et sur la manière dont l'Australie réexamine son histoire. Avec Emily, I Am Kam, Danielle MacLean rend hommage à la grande artiste aborigène Emily Kam Kngwarray. Welcome to Babel de James Bradley suit quant à lui l'artiste sino-australien Jiawei Shen dans la création d'une peinture monumentale retraçant l'histoire du communisme. Enfin, The Haka Party Incident de Katie Wolfe revient sur un épisode marquant de 1979 en Nouvelle-Zélande, lorsque de jeunes Maoris se sont opposés à une parade étudiante mettant en scène un haka raciste et insultant.
Le Festival des Antipodes accorde également une place importante aux courts métrages, qui seront soumis au regard aiguisé des jeunes lycéens de la région. Ces derniers devront élire leur film préféré afin de lui décerner le Prix Nicolas Baudin. Créé en 2002, ce prix a pour vocation de sensibiliser les nouvelles générations à différentes cultures et de leur faire découvrir d'autres cinématographies, notamment australienne et néo-zélandaise.
Cette 28e édition aura également une saveur particulière avec la projection, le dimanche 18 octobre, de Palm Beach de Rachel Ward, en hommage à l'acteur Sam Neill, décédé le 13 juillet dernier. L'émotion devrait être au rendez-vous pour cette séance qui rendra hommage à sa carrière.
L'art aborigène au cœur d'une exposition
Pour faire découvrir la culture aborigène, le Festival des Antipodes va au-delà du cinéma en proposant une exposition intitulée « Art du rêve », consacrée à une sélection d'œuvres picturales des peuples aborigènes. Conçue par Céline Emery-Demion, de la Red Dunes Gallery, elle prendra place au lavoir Vasserot, un lieu patrimonial de Saint-Tropez.
Le vernissage est prévu le jeudi 15 octobre à 19 heures. À travers cette exposition, le festival donne une autre ampleur à l'événement, avec une immersion entre œuvres cinématographiques et autres formes de création, pour une découverte à 360 degrés. Le festival œuvre ainsi à mettre en lumière la richesse des expressions artistiques aborigènes, profondément liées à l'histoire, aux récits et à la transmission.
Odile Vuillemin : l'un des visages forts du festival des Antipodes
Cette 28e édition sera marquée par la présence de la comédienne française Odile Vuillemin, marraine du festival. Révélée au grand public grâce à son interprétation de Chloé Saint-Laurent dans la série Profilage, qu'elle a incarnée pendant six saisons, l'actrice a construit une carrière entre cinéma et télévision.
Odile Vuillemin s'est imposée comme une actrice qui, à travers ses personnages, a su poser un regard sur la société, mais aussi sur les réalités humaines, notamment avec L'Emprise, un téléfilm consacré aux violences conjugales. Un parcours qui fait écho à sa curiosité pour les autres, puisqu'elle a étudié la sociologie, la psychologie et l'ethnologie à la Sorbonne. Ces disciplines lui ont notamment permis de développer un intérêt pour la compréhension des comportements humains.

Odile Vuillemin, figure du septième art qui rappelle ainsi l'importance des rencontres et de la transmission, mais aussi la force des œuvres, d'où qu'elles viennent, pour nous rassembler et nous aider à mieux comprendre le monde.
Du 15 au 18 octobre 2026, les Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes donnent rendez-vous aux cinéphiles et aux curieux au Cinéma Star et à la salle Jean-Despas, à Saint-Tropez. Les projections sont accessibles gratuitement, dans la limite des places disponibles, à l'exception des séances d'ouverture et de clôture annoncées sur invitation.


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