top of page

Floriane Fosso Thiéblin pour Akili Mirari : “Nous voulons placer l’expérience culturelle et le voyage au cœur du Festival de Cannes”

  • il y a 5 heures
  • 4 min de lecture
floriane Fosso
Floriane Fosso Thiéblin

À l’occasion du Festival de Cannes, Floriane Fosso Thiéblin et son frère Geoffrey lancent Akili Mirari, une agence et un format événementiel immersif mêlant tourisme, culture et lifestyle. Entre afro fusion, hospitalité et soft power culturel, l’entrepreneuse revient sur la naissance du projet et ses ambitions internationales.



Avec Akili Mirari, Floriane Fosso Thiéblin et son frère Geoffrey veulent proposer une nouvelle manière de penser l’événementiel touristique et culturel. Présente à Cannes pour dévoiler son premier format propriétaire, l’entrepreneuse mise sur des expériences immersives où destinations, musique et identité culturelle se rencontrent. 


Floriane Fosso Thiéblin : "Une marque, ce n’est pas seulement du branding, c’est aussi définir ses valeurs et sa vision"


Comment est née l’idée d’Akili Mirari et que signifie le nom ?


Floriane Fosso Thiéblin : Akili, en swahili, qui est une langue d’Afrique de l’Est, signifie très modestement (rires) “intelligence”. On a choisi ce mot pour porter l’agence, pour asseoir notre diversité, notre identité et l’assumer, sans non plus la revendiquer, mais en étant simplement en adéquation avec qui on est. Ça renvoie à ce côté créatif et innovant.


Mirari, du latin, signifie “s’émerveiller”. Quand on s’est penchés sur le branding de ce format propriétaire, porté aussi par mon frère Geoffrey Fosso, qui est coproducteur du projet, on avait envie de faire écho à nos origines européennes : nous sommes camerounais, français, belges et polonais. On ne veut pas être uniquement une agence, mais aussi développer des formats expérientiels et créer de l’émerveillement.


Vous êtes présents à Cannes pour lancer votre premier format événementiel propriétaire. Pourquoi avoir choisi le Festival de Cannes ?


Floriane Fosso Thiéblin : Ça vient un peu de mon parcours et de mon passé avec ma marque Floriane Fosso, ainsi que de ma connaissance des enjeux stratégiques. Notre agence est spécialisée dans le voyage et la culture, et justement, l’ADN de l’agence est de flouter les frontières entre ces univers. Par mon expérience, je savais que le Festival de Cannes était l’événement avec le plus d’impact. Et puis, on avait envie d’apporter quelque chose de nouveau en se concentrant sur l’expérientiel. À Cannes, il y a beaucoup de choses innovantes, mais je me suis dit que nous avions une place à prendre pour développer un format autour du voyage.


Tu me décris ton format comme immersif, ce qui se fait de plus en plus dans le secteur de l’événementiel. En quoi Akili Mirari se différencie-t-il ?


Floriane Fosso Thiéblin : Ce qui nous différencie des autres, c’est vraiment cette envie de mettre le voyage au cœur du projet avec une dimension culturelle forte autour d’une destination. Quand on regarde nos concurrents dans l’événementiel ou dans le marketing spécialisé dans le tourisme, nous sommes les premiers à faire cela au Festival de Cannes. Nous sommes les premiers à nous dire : on approche une destination, on comprend ses enjeux et on place son identité au cœur du festival.


Nous sommes aussi les seuls à avoir choisi l’afro fusion et à mettre en place une activation d’envergure avec des soirées électro. Il y a une vraie volonté de notre part de se dire : on commence par l’afro fusion cette année, peut-être que l’année prochaine ce sera un autre thème. Nous sommes également en discussion avec d’autres destinations. Pour cette première édition, nous avons l’Ouganda et l’île Maurice, représentée par des hôteliers que nous accompagnons à l’agence tout au long de l’année. Nous sommes les seuls à fusionner plusieurs destinations et à penser une expérience immersive autour du tourisme, tout en mettant en avant le côté culturel et lifestyle.


Est-ce que l’on peut voir Akili Mirari comme un renouveau du soft power culturel ?


Floriane Fosso Thiéblin : C’est toute l’ambition : pouvoir être identifiés comme tels. C’est aussi pour ça que j’ai créé l’agence : accompagner les acteurs de l’hospitality sur des projets d’envergure.Une marque, ce n’est pas seulement du branding, c’est aussi définir ses valeurs et sa vision. C’est pour cela qu’il faut accompagner ces acteurs à travers des événements de cette ampleur. Ça passe par de grandes activations pour vraiment asseoir une destination et son savoir culturel.


Le Festival de Cannes est, à mes yeux, le plus grand festival culturel au monde, bien au-delà du cinéma. Et comme nous sommes nombreux à y être présents chaque année, j’espère qu’Akili Mirari pourra être identifié comme un acteur capable d’accompagner durablement des destinations qui souhaitent affirmer leur identité culturelle.


Est-ce que tu peux me parler de la programmation musicale et me dire pourquoi tu as choisi Mosimann et DJ Greg ?


Floriane Fosso Thiéblin : Le parcours de notre opening va de la French Riviera à l’Afrique. On n’a pas voulu prendre le raccourci d’une programmation évidente avec uniquement des artistes africains et subsahariens, mais plutôt adopter une démarche liée à l’hospitality et au lifestyle. Il y a donc un clin d’œil à la French Riviera avec Mosimann et à l’île Maurice avec Greg. Le choix de ces talents a été le fruit d’un long travail avec mon frère, qui évolue dans le milieu de la musique.


Mosimann
Mosimann / crédit Pierre Daschier

Ces deux artistes partagent beaucoup de valeurs communes et faisaient écho à notre événement. Ils représentent aussi deux générations : Mosimann est un artiste installé et reconnu à l’international, tandis que Greg est plus underground, une figure émergente très présente sur la scène culturelle.C’était aussi une manière de montrer notre savoir-faire dans le choix des artistes.


Est-ce que tu as envie d’apporter ce concept dans d’autres villes, pays ou festivals ?


Floriane Fosso Thiéblin : C’est tout le but ! Et nous sommes déjà en discussion autour d’un projet au Portugal.


Qu’est-ce que tu as envie que tes invités à Cannes retiennent d’Akili Mirari ?


Floriane Fosso Thiéblin : Beaucoup de choses, mais déjà qu’ils retiennent le nom. Comme tu le disais, il y a aujourd’hui énormément d’expériences proposées, donc nous allons essayer d’être impactants et de nous différencier pour rester dans les mémoires. J’aimerais qu’ils soient touchés par la programmation, par l’expérience et par les moments partagés. Mais aussi que l’on puisse faire de belles rencontres qui nous mèneront à nos prochains Akili Mirari. 






Commentaires


bottom of page