Sophie Giran, directrice de PATYKA, nous dévoile les secrets d’une Maison de beauté de plus de 20 ans

Pionnière de la cosmétique bio depuis plus de vingt ans, PATYKA repousse les frontières de la beauté sans compromis. Entre actifs végétaux, biotechnologies et recherche scientifique, la Maison française développe des soins toujours plus performants, sans renoncer à ses engagements. À l’occasion du lancement du Soin Pro-Collagène Intensif, rencontre avec Sophie Giran, directrice de Patyka, autour d’une vision de la beauté où innovation, naturalité et sensorialité ne font qu’un.
Et si la beauté de demain consistait davantage à préserver la peau qu’à corriger ses imperfections ? Face à des consommateurs toujours plus attentifs à la composition et à l’efficacité de leurs soins, les marques repensent leur approche de la beauté. Chez PATYKA, cette réflexion se traduit par une volonté de proposer des formules toujours plus performantes, sans renoncer à la naturalité. Dernière nouveauté en date, le Soin Pro-Collagène Intensif, une crème de nuit qui promet d’agir sur la fermeté et la qualité de la peau. L’occasion de découvrir comment la Maison française fait évoluer ses soins tout en restant fidèle à ses convictions.
PATYKA est née il y a plus de 20 ans avec l’envie de proposer une autre vision de la beauté. Quelle était cette ambition à l’origine de la Maison, et comment a-t-elle évolué depuis ?
Sophie Giran : PATYKA est née de l’ambition de proposer une nouvelle génération de soins sans compromis, pour que les femmes n’aient plus à choisir entre efficacité, sensorialité et respect de la peau et de l’environnement. Cela peut sembler évident aujourd’hui, mais il y a plus de vingt ans, alors que la clean beauty n’existait pas encore, c’était vraiment précurseur ! C’est cette ambition qui nous a conduits à faire le choix exigeant de la certification biologique : ce label (attribué sur la base d’un audit annuel) atteste de la qualité des produits, développés sur la base d’une charte très stricte (formules, packagings et procédés de fabrication). Avec le temps, PATYKA, historiquement pionnière du bio, est progressivement devenue une Maison de cosmétique de pointe, qui s’appuie sur la science et la compréhension des mécanismes biologiques de la peau pour développer des soins toujours plus performants. Nos formules se sont considérablement sophistiquées : biotechnologies, actifs exclusifs et brevetés, partenariats de recherche, validation clinique… avec toujours la même exigence de naturalité, de sensorialité et de responsabilité. C’est là qu’est notre ambition aujourd’hui : mettre les dernières avancées de la science au service du potentiel de la peau, pour créer une cosmétique de pointe, à l’efficacité visible et démontrée sans jamais renoncer aux exigences qui sont les nôtres depuis l’origine.
Qu'est-ce qui a changé depuis les débuts de la Maison et, au contraire, qu'est-ce qui n'a jamais changé ?
CSophie Giran : e qui a profondément changé, c’est notre expertise scientifique et notre capacité d’innovation. Nous avons progressivement renforcé nos équipes avec des experts de la peau, des actifs et de la formulation, développé notre laboratoire à Paris, noué des partenariats de recherche et commencé à développer nos propres actifs exclusifs, parfois brevetés. Nous nous intéressons aujourd’hui à des mécanismes biologiques de plus en plus pointus, comme la psychodermatologie ou la longévité cutanée.Ce qui n’a jamais changé, en revanche, c’est notre niveau d’exigence et notre refus du compromis. Un soin PATYKA doit être à la fois efficace, sensoriel et ultra-clean/responsable. Cela se traduit très concrètement dans nos choix de formulation et de sourcing : nos soins restent
certifiés bio, nous privilégions autant que possible les ingrédients français et les filières engagées, notamment Fair for Life et UEBT.
Vous défendez une vision de la « beauté sans compromis ». Comment cette philosophie se traduit- elle dans la conception de vos soins ?
Sophie Giran : Pour nous, la beauté sans compromis, c’est d’abord refuser de choisir entre efficacité, innocuité et sensorialité. Nous voulons créer des soins nouvelle génération, capables d’offrir des résultats visibles et cliniquement démontrés, tout en étant ultra-clean et extrêmement agréables à utiliser.
Sur l’efficacité, nous allons chercher ce que la science peut offrir de plus pointu : biotechnologies, actifs exclusifs (co-créés avec des partenaires) à l’efficacité démontrée, partenariats avec des médecins et des instituts de recherche… Nous explorons aujourd’hui des territoires très prometteurs comme la longévité cutanée ou la psycho-dermatologie, avec toujours la même exigence : apporter un bénéfice réel et mesurable à la peau.
Notre rétinol-like végétal en est une bonne illustration : il nous permet d’obtenir une efficacité comparable à celle du rétinol conventionnel, tout en offrant une excellente tolérance cutanée. C’est exactement notre vision de l’innovation : ne pas demander à nos clientes de choisir entre performance et respect de leur peau. Mais cette recherche de performance ne se fait jamais au détriment de la formulation. Nos soins sont certifiés bio : ils répondent non seulement au cahier des charges COSMOS mais également à notre
propre charte de formulation, qui est encore plus exigeante. Nous sélectionnons les meilleurs ingrédients à leur concentration optimale, sans rien de controversé ni de superflu, avec une attention particulière portée à la tolérance, y compris pour les peaux sensibles.
Enfin, nous ne faisons jamais l’impasse sur la sensorialité. Parce qu’un soin, aussi performant soit-il, ne remplit pleinement sa promesse que si l’on prend plaisir à l’utiliser régulièrement.
PATYKA a toujours cherché à associer actifs botaniques et innovation scientifique. Pourquoi était-il important de ne pas opposer ces deux approches ?
Sophie Giran : Nous n’avons jamais opposé la nature et la science. Au contraire, pour nous, elles se servent l’une l’autre : la nature est une manne extraordinaire d’actifs ; la science nous permet d’en comprendre les mécanismes, d’en démontrer objectivement l’efficacité et d’en optimiser le potentiel. La recherche nous permet aujourd’hui d’identifier des actifs végétaux capables de cibler les mêmes mécanismes biologiques que certains ingrédients conventionnels de référence (avec une excellente tolérance cutanée !) voire de certains mécanismes recherchés en médecine esthétique. C’est le cas par exemple de notre rétinol-like végétal, qui offre des performances comparables à celles du rétinol conventionnel tout en étant particulièrement bien toléré par la peau. Ou encore de l’acmella, notre actif « botox-like » végétal, particulièrement intéressant pour son action myorelaxante sur les rides
d’expression.
Je pourrais également vous parler de la biotechnologie, qui est sans doute aujourd’hui l’une des expressions les plus abouties de la fusion entre nature et science. Elle nous permet de travailler à partir du vivant avec une très grande précision, pour développer des actifs toujours plus performants, tout en limitant la pression exercée sur les ressources naturelles. Pour nous, la science ne remplace pas la nature : elle en révèle et en décuple le potentiel tout simplement.
Comment évolue aujourd'hui votre manière de travailler avec les actifs naturels et les
biotechnologies ?
Sophie Giran : Notre manière de travailler est devenue beaucoup plus pointue. Aujourd’hui, nous ne sélectionnons plus un actif - botanique ou biotechnologique - uniquement pour son origine ou ses propriétés reconnues : nous cherchons à comprendre précisément son mécanisme d’action, son efficacité sur la peau, sa biodisponibilité, mais aussi la manière dont il interagit avec les autres actifs de la formule.
Cette notion de synergie est essentielle pour nous. Une formule performante n’est pas une
accumulation d’actifs : c’est une combinaison pensée pour agir de manière complémentaire sur différents mécanismes biologiques de la peau. Notre travail consiste donc à sélectionner les actifs les plus pertinents, à déterminer leur concentration optimale et à étudier la manière dont ils peuvent se potentialiser pour maximiser l’efficacité globale de la formule.
Les biotechnologies occupent une place centrale dans cette démarche. Elles nous permettent de travailler à partir du vivant et de produire ou d’optimiser des molécules d’intérêt particulièrement performantes, tout en limitant la pression exercée sur les ressources naturelles.
En parallèle, notre laboratoire développe de plus en plus ses propres actifs avec des partenaires de recherche, avec à la clé des ingrédients exclusifs et parfois brevetés. Cette expertise nous permet aujourd’hui d’explorer des mécanismes biologiques toujours plus précis, notamment autour de la longévité cutanée.
Les consommateurs sont aujourd’hui plus attentifs à la composition, à l’efficacité mais aussi à l’impact de leurs produits. Comment ces nouvelles attentes influencent-elles PATYKA ?
Sophie Giran : Ces nouvelles attentes nous poussent à aller toujours plus loin, notamment dans le sourcing de nos matières premières. Chez PATYKA, nous privilégions autant que possible les biotechnologies, les ingrédients français ou issus de filières engagées et labellisées Fair for Life ou UEBT. Et, bien entendu, toutes nos matières premières végétales répondent aux exigences de la certification biologique. Cette exigence s’applique également à nos packagings, que nous faisons évoluer en permanence pour réduire leur impact environnemental : allègement des emballages, utilisation de matériaux recyclés
(PCR), développement de recharges pour nos pots et certains de nos flacons, ou encore suppression des étuis sur une grande partie de notre catalogue.
Enfin, nous avons à cœur que nos engagements puissent être mesurés, vérifiés et challengés par des organismes extérieurs. Au-delà de notre certification bio, PATYKA est aujourd’hui Entreprise à Mission, certifiée B Corp et membre de l’UEBT. Ces cadres exigeants nous obligent à progresser en permanence et apportent à nos clientes des preuves concrètes de nos engagements, bien au-delà des déclarations d’intention.
Qu’est-ce qui vous pousse à repenser un produit qui existe déjà, même lorsqu’il a trouvé son public ?
Sophie Giran : Chez Patyka, nous sommes dans une logique d’innovation permanente et d’amélioration continue. Pour offrir ce qu’il y a de mieux à nos clients/clientes. Nous ne considérons jamais qu’un produit est définitivement abouti, même lorsqu’il a trouvé son
public. La science évolue, de nouveaux actifs apparaissent, notre connaissance de la peau s’affine, les technologies de formulation progressent et les packagings changent. Nous faisons donc régulièrement évoluer nos soins pour intégrer ces avancées et gagner encore en efficacité, en sensorialité, en praticité ou en éco-responsabilité.
Lorsqu’une innovation nous permet de faire mieux, nous considérons qu’il est de notre responsabilité de la mettre au service de nos clientes.
Comment trouvez-vous le juste équilibre entre l’héritage d’une Maison et la nécessité de continuer à se réinventer ?
Sophie Giran : Notre héritage n’est pas censé nous bloquer ou nous figer. Il doit simplement être notre boussole. Depuis plus de vingt ans, PATYKA défend la même conviction : proposer des soins véritablement sans compromis, pour que nos clientes n’aient pas à choisir entre efficacité, sensorialité, naturalité et responsabilité.
Ce qui évolue, ce sont les moyens que nous mettons au service de cette ambition. La recherche progresse, de nouveaux actifs et de nouvelles technologies apparaissent, notre compréhension des mécanismes biologiques de la peau s’affine. Notre rôle est de nous saisir de ces avancées pour continuer à faire progresser nos formules et les rendre toujours plus performantes sans jamais perdre ce qui fait l’ADN de la Maison.
Aujourd’hui, qu’est-ce qui constitue pour vous une véritable innovation en cosmétique ?
Sophie Giran : Une innovation n’a de sens que si elle répond à un vrai besoin consommateur et apporte un bénéfice réel à la peau. Il ne suffit pas de surfer sur un nouvel actif ou un mécanisme tendance. Chez PATYKA, l’innovation passe notamment par une compréhension toujours plus fine des mécanismes biologiques de la peau et notre capacité à agir sur eux de manière ciblée. La longévité cutanée ou encore les interactions entre la peau et le système nerveux ouvrent par exemple des champs de recherche passionnants.
Nous nous inspirons également de certaines approches issues de la médecine esthétique pour développer des réponses cosmétiques de pointe et non invasives. Certains de nos soins sont ainsi pensés autour de mécanismes ou de bénéfices recherchés en médecine esthétique, que nous transposons à la cosmétique pour une utilisation quotidienne.
C'est justement ce qui nous amène à votre dernière nouveauté : le soin Pro-Collagen Intensif, votre nouvelle crème de nuit qui vient remplacer le masque de nuit, ASI.Qu'est-ce qui a motivé cette évolution ?
Avec le nouveau Soin Pro-Collagène Intensif, nous avons voulu proposer une action beaucoup plus globale sur cette protéine essentielle à la fermeté de la peau. La formule agit à trois niveaux : elle contribue à optimiser la production de collagène, à limiter sa dégradation et à améliorer l’organisation de sa structure 3D. L’objectif était d’obtenir une action renforcée sur la fermeté et, plus largement, sur la qualité de la peau.
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Nous avons également profité de cette évolution pour repenser légèrement le packaging, afin de le rendre plus visuel, plus désirable et plus en phase avec la nouvelle dimension du produit.
Qu’avez-vous souhaité apporter de nouveau avec cette crème, aussi bien dans sa formule que dans l’expérience qu’elle propose ?
Sophie Giran : Réinventer un best-seller est toujours un exercice délicat : il faut réussir à l’améliorer sans perdre ce qui fait son essence et ce que les clientes aiment déjà en lui. C’est exactement le défi que nous nous sommes fixé avec le Soin Pro-Collagène Intensif. Côté formule, nous avons conservé les actifs signature du Masque de Nuit -notre rétinol-like
végétal, l’hydroxyproline, un acide aminé, et la vitamine C - tout en allant plus loin sur l’action pro-collagène. Nous avons notamment intégré un collagen-like végétal, qui agit en synergie avecl’hydroxyproline pour renforcer le réseau de collagène et améliorer la fermeté de la peau.
Lesrésultats sont particulièrement parlants : +25 % de collagène en seulement quatre nuits et +18 % de fermeté.Nous avons suivi la même logique sur la sensorialité. La texture généreuse et enveloppante du Masque de Nuit était particulièrement plébiscitée par nos clientes : il était essentiel de préserver cette dimension ultra-réconfortante et ce plaisir d’utilisation.
Le soin de nuit occupe une place particulière dans une routine beauté. Quelle importance accordez-vous à ce moment de la journée dans votre réflexion autour du produit ?
Sophie Giran : Chez Patyka, nous ne sommes pas que des experts en formulation. Nous sommes des experts de la peau et de ses évolutions dans le temps, mais également au cours de la journée.
La chronobiologie nous apprend que la peau ne fonctionne pas de la même manière le jour et la nuit. La journée, elle est en mode « défense » face aux agressions extérieures ; la nuit, elle est mode « renouvellement et réparation». C’est donc un moment privilégié pour accompagner ses mécanismes biologiques naturels. Surtout qu’elle est beaucoup plus réceptive aux soins et aux actifs. Avec le Soin Pro-Collagène Intensif, nous capitalisons sur ce moment clé pour lui apporter des actifs ciblés et soutenir ses fonctions de régénération.
Il y a aussi une dimension plus émotionnelle : le soin du soir marque une transition, un moment où l’on ralentit. Nous voulions que le Soin Pro-Collagène Intensif s’inscrive pleinement dans ce rituel, avec une texture généreuse et enveloppante et une sensorialité qui donnent envie de l’utiliser chaque soir.
Cette nouveauté semble finalement illustrer une idée chère à PATYKA : ne jamais considérer une formule comme définitivement aboutie. Est-ce aussi votre manière de concevoir l’avenir de la Maison ?
Sophie Giran : Absolument. Nous sommes très attachés à notre héritage, mais nous ne voulons jamais en devenir prisonniers. Une Maison comme PATYKA doit savoir préserver ses convictions tout en se remettant constamment en question, pour trouver de nouvelles façons de leur rester fidèle. Le monde change, les besoins et les attentes évoluent, la science progresse extrêmement vite et notre compréhension de la peau ne cesse de s’affiner. Tout cela nous oblige à rester agiles et en mouvement, à revisiter nos formules, à explorer de nouveaux territoires scientifiques et à intégrer les avancées qui nous semblent réellement pertinentes.
C’est ainsi que nous concevons l’avenir de PATYKA : rester fidèles à ce que nous sommes, sans jamais cesser de nous challenger pour évoluer avec notre temps.
Après plus de vingt ans d’histoire, quelles sont les convictions que vous souhaitez continuer à défendre dans les années à venir ?
Sophie Giran : D’abord, nous continuerons à défendre une beauté sans compromis. Nous sommes convaincus qu’il ne devrait jamais être nécessaire de choisir entre efficacité, responsabilité et plaisir. Et nous voulons continuer à démontrer qu’un soin naturel et certifié bio peut avant tout être un soin extrêmement sophistiqué, innovant et cliniquement performant.
Ensuite, nous croyons profondément au potentiel intrinsèque de la peau. Notre ambition est de mettre les avancées scientifiques au service de ses mécanismes biologiques, pour l’aider à fonctionner au meilleur de ses capacités, plus longtemps. Et être dans une logique de prévention (préservation, optimisation) plus que de correction.
Enfin, nous continuerons à défendre une beauté profondément désirable. Parce qu’un soin peut être extraordinairement pointu, il doit aussi procurer du plaisir, créer de l’émotion et donner envie d’être utilisé chaque jour.



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